avant, apres... on continue à St Justin...

une famille nonoparentale hors des sentiers nattus et rabattus de l'école ....

21 septembre 2009

defenseur des enfants

Le gouvernement fait fort en cette rentrée avec peu de crainte de réaction car  l'opinion publique est bien captée par la grippe et par les facéties de ses ministres.
En mai à Genève, devant le Comité des droits de l'enfant des nations Unies, madame Moréno n'a pas hésité à mentir sur le rôle de la défenseure des enfants (renforcement à venir !) et de se vanter de ses bonnes actions.
Cette fusion de missions avec un Défenseur des droits est inquiétante, elle réduira l'action de ce nouveau défenseur au simple arbitrage, à la réparation individuelle qui s'adressera de fait plus à l'adulte qu'à l'enfant.
La volonté de réduire les dépenses budgétaires ne doit pas être loin non plus, toutes les fusions permettent une économie de personnes, de missions etc.
Et que dire de la promotion de la Convention des droits de l'enfant, un espace de moins, un défenseur de moins !
Un beau cadeau d'anniversaire !
A lire ce matin dans le café pédagogique  avec le lien vers le communiqué de Mme Versini

Le gouvernement décide de supprimer le Défenseur des enfants
A quelques semaines du 20ème anniversaire de la Convention internationale des  droits de l'enfant, qu'elle est chargée de faire respecter, la Défenseure des enfants apprend que son institution va être supprimée. Du 23 au 25 septembre, Dominique Versini accueille à Paris les 35 défenseurs des enfants européens. Elle invite le gouvernement à venir s'expliquer. En effet, elle vient de découvrir que deux projets de loi créant un Défenseur des droits suppriment le Défenseur des enfants. "Ni consultée, ni auditionnée, déclare-t-elle, elle exprime "son total désaccord".
Le Défenseur des droits aura une mission générale par rapport aux lois françaises. Il n'aura pas la spécificité du Défenseur des enfants qui a aussi pour mission de veiller au respect de la CIDE. Or c'est au nom de celle-ci que le Défsneur a pu intervenir pour des mineurs retenus en camp de transit ou menacés d'expulsion.

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05 juin 2009

"petit scarabée" est mort.....

L'acteur David Carradine, de son vrai nom John Author Carradine, a été retrouvé mort dans sa chambre d'hôtel à Bangkok en Thaïlande, où il se trouvait pour tourner le film «Stretch» du Français Charles de Meaux, a révélé ABC. Il avait 72 ans.

Causes incertaines

Son agent a confirmé son décès, dont on ne connaît pas pour le moment les causes avec certitude. Mais selon The Nation, il s'agirait d'un suicide par pendaison. Ce serait la femme de chambre qui l'aurait trouvé, ce jeudi matin à 10h, heure locale, à demi-nu dans sa suite, avec une corde autour du cou, de ces cordes qui permettent de tirer les rideaux aux fenêtres.

Interrogé par la BBC, Chuck Binder, son agent, s'est dit choqué: «Il était plein de vie, et voulait tout le temps travailler... Un grand homme!»

Filmographie à rallonge

Né le 8 décembre 1936, l'acteur a tourné dans un nombre hallucinant de films et séries, dont  «Boxcar Bertha» et «Mean Streets», sous la direction de Martin Scorsese, «L'Oeil du serpent» d'Ingmar Bergman, ou «Je te tiens, tu me tiens par la barbichette» de Jean Yanne. Et surtout, un rôle remarquable et remarqué dans la série «Kung-Fu», créée dans les années 70, où il interprétait le maître en arts martiaux Kwai Chang Caine alias «Petit scarabée», ou encore «Shane». Vingt ans après, il reprendra ce rôle dans «Kung Fu: la légende continue», dont plus de 60 épisodes seront diffusés au milieu des années 1990.

En outre, il a aussi incarné le chanteur folk Woody Guthrie pendant la grande dépression dans «En route pour la gloire» en 1976, qui lui avait valu une nomination aux Golden Globes. Mais très vite, les drogues et l'alcool ont eu raison de sa carrière. Jusqu'à... une forme de résurrection cinématographique, en jouant Bill dans «Kill Bill» de Quentin Tarantino (2003 et 2004). Son plus bel exploit peut-être, qui lui vaut une quatrième et dernière nomination aux Golden Globes.

«Il a fallu attendre que Tarantino le remette sur le devant de la scène pour qu’on se souvienne que David Carradine est un excellent acteur, écrit le site spécialisé nanarland.com. Parce qu’il faut bien avouer qu'il a enquillé un nombre tellement incommensurable de nanars flamboyants et de bouses honteuses qu’on avait fini par oublier à quel point ce type pouvait être (bien dirigé) une véritable boule de charisme».

David Carradine laisse derrière lui sa (cinquième) femme Annie Bierman et quatre enfants.

et plein de fans comme moi... ouiiinnnnn

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28 mai 2009

kan C non C non!

VIOLENCE - Le collectif veut susciter le débat en luttant contre les idées reçues, et faire connaître son numéro vert d'informations ...
Clara Morgane qui ouvre la porte au plombier en nuisette et lui annonce «ça coule, j'en ai partout». Derrière ce cliché cinématographique sur les films X, se cache en réalité une campagne contre le viol, qui sera officiellement lancée jeudi par le collectif féministe contre le viol (CFCV). L'association veut «lancer le débat autour du viol et diminuer la tolérance de la société envers ce crime».

La vidéo, diffusée sur le site dédié à la campagne, veut faire la peau aux idées reçues du genre «ça arrive aux filles sexy, en mini-jupe, dans un parking, à Pigalle» ou «si tu as été violée, c'est que tu l'as cherché», explique le docteur Emmanuelle Piet, présidente du CFCV. Pour elle, «ces idées fausses provoquent la culpabilité des victimes» et il faut «faire changer la honte de camp».

«Conseillé aussi aux moins de 18 ans»

«Mais t'as vu ta tête?», demande d'ailleurs Clara Morgane au plombier quand ce dernier se mue en animal au lieu de réparer la fuite. Selon la présidente du CFCV, l'ancienne actrice X «devrait attirer un public assez large, au-delà des hommes qui regardent les films pornos». La vidéo, si elle adopte l'esthétique des films pour adultes à grand renfort de flou, ralenti et jaillissements humides, est d'ailleurs «conseillé aussi aux moins de 18 ans», précise l'association.

«Sans consentement, c'est un viol, le viol est un crime, seul l'agresseur est coupable», conclut le film, qui rappelle également le slogan de la campagne: «Le désir, c'est pas contagieux, kan c non, c non!» Emmanuelle Piet espère que la campagne permettra de «mieux faire connaître le numéro de téléphone du CFCV "SOS Viols femmes informations": 0 800 05 95 95».

http://www.kancnon.com

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15 avril 2009

l'enfant roi.....

L'enfant-roi est le grand épouvantail que beaucoup de spécialistes de l'enfance agitent devant les parents qu'ils jugent laxistes.

Pourtant, un bon nombre d'exemples célèbres prêcheraient plutôt dans un autre sens.

Qu'auraient dit ces professionnels de l'enfance à un père qui aurait poussé le refus de frustrer son enfant jusqu'à le faire éveiller en musique pour ne pas brusquer son sommeil. Certainement : “Vous allez en faire un enfant-roi ! Et gare à la suite !”. La suite, c'est Michel de Montaigne, un des plus grands écrivains français, un de ceux qui ont exercé l'influence la plus humanisante sur les siècles suivants. Son père, effectivement, le faisait réveiller en musique.

Qu'auraient dit ces professionnels de l'enfance à un père qui, par amour pour son fils, cherchait à le protéger des duretés de la vie, à tel point que ce garçon dut attendre sa majorité pour être confronté à la maladie, à la vieillesse et à la mort ? “Vous allez en faire un enfant-roi ! Et gare à la suite !” La suite, c'est Bouddha, fondateur d'une religion non-violente.

Qu'auraient dit ces professionnels de l'enfance à des parents qui, depuis la naissance de leur fils, l'ont entouré des soins les plus attentifs parce que des rêves et des visions les avaient persuadés qu'il était exceptionnel. Ils étaient si laxistes que lorsque leur fils, au cours d'un voyage, disparut pendant trois jours sans les prévenir pour rester à discuter dans un temple, au lieu de lui flanquer une bonne raclée, ils lui ont dit qu'ils avaient été très angoissés et lui ont simplement demandé pourquoi il avait fait ça. Et même s'ils n'ont pas compris sa réponse, ils ne l'ont puni d'aucune manière. “Gare à la suite !” auraient très certainement menacé ces professionnels de l'enfance, “vous allez en faire un enfant-roi !” La suite ? C'est Jésus qui a prêché l'amour toute sa vie.

Qu'auraient dit enfin ces sourcilleux professionnels de l'enfance à ces centaines de parents du début du XXe siècle qui aimaient tellement leurs enfants qu'ils leur faisaient confiance, se contentaient leur enseigner par l'exemple les valeurs auxquelles ils croyaient et ne manifestaient envers eux ni autoritarisme ni répression ? “Gare à la suite”, auraient-ils dit sans doute. La suite ? Ce sont les Justes qui, pendant l'occupation allemande, ont risqué leur vie pour sauver des centaines de Juifs persécutés. Quatre cents d'entre eux, interrogés sur leur éducation, ont répondu en majorité qu'ils avaient des parents affectueux, qui leur avaient enseigné l'altruisme, qui leur faisaient confiance et qui leur ont donné une éducation non autoritaire et non répressive.

www.oveo.org

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05 mars 2009

un petit chat sauvé grâce aux internautes......

UN PETIT CHAT SAUVÉ GRÂCE AUX INTERNAUTES

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IL YA ENCORE BEAUCOUP DE TRAVAIL SUR LA PLANCHE !

UN PETIT CHAT SAUVÉ GRÂCE AUX INTERNAUTES
Anne Brière sur sympatico.ca

2009-03-04

Ce n'est pas la première fois qu'on trouve sur Internet une vidéo montrant de la violence physique envers un animal, mais c'est la première fois que des internautes unissent leurs efforts et réussissent à faire arrêter le tortionnaire !

Tout a commencé le jour de la Saint-Valentin. Un internaute utilisant le pseudonyme « glennspam1 » poste une vidéo intitulée « PattyCatPattyCat ». Le clip montre un jeune garçon qui porte une cagoule noire et un bas de pyjamas et qui déclare que le sujet d'aujourd'hui sera la violence envers les animaux (animal abuse). Il tient un petit chat gris par le cou et déclare que le chaton sera son sujet d'étude. Pendant ce temps, un comparse, qu'on ne voit jamais, tient la caméra et l'encourage en riant. La vidéo dure plusieurs minutes pendant lesquelles le garçon lance le chat un peu partout, le frappe, le vaporise d'un liquide indéterminé tout en criant « Je te hais et tu me hais ! ». Le chat, littéralement terrorisé, hurle de terreur et de douleur tout en essayant de s'échapper, mais plus le chat hurle, plus le garçon est déchaîné.

Une deuxième vidéo du même acabit se retrouve bientôt sur le web dans lequel le même garçon explique à la caméra que « le test d'aujourd'hui est l'initiation d'un enfant qui s'appelle Dusty, qui est en fait un chat et que donc, techniquement, ce n'est pas de la cruauté envers les animaux ».

Les internautes qui visionnent ces vidéos sont dévastés et dénoncent les clips aux responsables de Youtube, mais pour plusieurs d'entre eux la dénonciation, et même le retrait éventuel des vidéos - qui ne surviendra que plusieurs jours plus tard - ce n'est pas suffisant. Ils se mettent à fouiller partout sur Internet à la recherche d'indices pouvant mener à la découverte de l'identité du jeune tortionnaire et par le fait même à la libération du pauvre chat. Ces cyberdétectives se rendent sur différents sites populaires, comme Reddit, Digg, Facebook et Myspace, d'autres diffusent des messages sur Youtube. La quête est fructueuse en un sens : en peu de temps se crée une liste de plusieurs suspects possibles, sans pourtant qu'on puisse déterminer avec certitude si l'un de ces suspects est vraiment le responsable de ces atrocités.

La première information utile provient d'un commentaire trouvé sur l'un des comptes Youtube de « glennspam1 » à partir duquel on parvient à déduire que le nom de glennspam1 est Mike Glenn. L'information se propage et l'enquête repart un peu dans tous les sens. Certains internautes affirment que le garçon habite en Angleterre, d'autres parviennent à examiner les comptes de ses « amis » sur Youtube et sur d'autres sites. C'est alors qu'un internaute découvre que le pseudo « glennspam1 » existe aussi sur un autre site de vidéos et qu'à ce pseudo est associé un code postal !

À partir de ce code postal, les internautes retracent un dénommé Glenn dans la ville de Lawton, dans l'Oklahoma. Des recherches plus poussées dénichent le nom de Kenny Glenn sur des comptes Myspace et Facebook. C'est alors que l'un des internautes détectives télécharge une image provenant du profil de Kenny Glenn sur Facebook et la compare à une capture d'écran tirée de l'une des vidéos postées par « glennspam1 ». Il compare la chambre que l'on distingue dans la photo du profil et celle que l'on aperçoit dans les vidéos et s'aperçoit que c'est la même chambre.

Une recherche encore plus approfondie permet de trouver un numéro de sécurité sociale, puis des adresses et des numéros de téléphone, dont celui de la mère de Kenny Glenn, qui confirme qu'elle a bien un fils de 14 ans qui s'appelle Kenny et qu'il a un chat appelé Dusty. Dès ce moment, la police entre en jeu et ce n'est plus qu'une question de temps avant qu'elle réussisse à trouver le domicile du jeune homme. Pendant l'enquête, une troisième vidéo est découverte. Cette fois la victime n'est plus Dusty, le petit chat gris maltraité dans les deux premières vidéos, mais Patches, un petit chat noir et blanc qui, apprend-on, appartient au même adolescent.

L'enquête démontre par la suite que le caméraman invisible sur les vidéos n'est nul autre Weston Glenn, 16 ans, le frère de Kenny. Les deux adolescents ont été arrêtés, les chats se sont vite retrouvés chez un vétérinaire et ne retourneront jamais chez les Glenn, a promis le sheriff de la région.

Quant aux deux tortionnaires, le procureur général a décidé qu'ils retourneraient chez leurs parents et qu'il n'y aurait aucune charge retenue contre eux jusqu'à leur majorité. À peine devront-ils s'acquitter de travaux communautaires et passer une évaluation de leur état psychologique lorsqu'ils auront 18 ans... Une punition si douce a-t-elle un lien avec le fait que le père des deux ados, un riche pétrolier, est un homme très influent dans la petite ville de Lawton ? C'est du moins la rumeur qui court...

Je vous souhaite une excellente journé!

et merci Jocelyne Choquette........

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04 mars 2009

un euro

un euro symbolique pour plus de naissances respectées

our faire parler du manque cruel de maisons de naissance en France,

 

pour qu'en attendant, les femmes qui passent la frontière pour avoir un accompagnement respectueux lors de leur accouchement, puissent le faire même si elles ne peuvent pas le payer sur leurs fonds propres,

 

  le collectif "Naissance sans frontières"<http://cianewiki.naissance.asso.fr/NaissanceSansFrontieres> vous demande d'aider Eudes à poursuivre son combat juridique. La   date limite pour le pourvoi en cassation est le 9 mars, il y a urgence.

 

Quelques personnes ont donné quelques dizaines d'euros mais ce n'est pas suffisant. Ce mail, si vous le faites suivre à toute personne sensible à la naissance respectée, sera lu par plusieurs centaines de personnes, si chacune donne 1 euro, les 2000 euros nécessaires seront réunis.

 

  Alors par chèque à l'ordre de  Eudes Geisler à envoyer à l'adresse 13 place des Jardins 57670 BENESTROFF ou par paypal <http://tinyurl.com/d9v2te> (pour un don effectif de 1 EUR, il convient d'ajouter 0,3 EUR pour couvrir les frais) faites ce geste symbolique avant qu'il ne   soit trop tard.

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16 janvier 2009

pensée de Mérieu

Voilà un texte, une réflexion, une communication ... plutôt
intéressants.
Un extrait ... et la conclusion :


"[...] Travailler « en projets » afin qu’en lieu et place de ces
coagulations indifférenciées d’élèves qu’on voit errer dans les écoles
et les établissements aujourd’hui, émergent des collectifs structurés
qui permettent à chacun de savoir où il est, ce qu’on attend de lui et
comment il peut se situer « en tant que… »… Évaluer, enfin, mais en
s’exonérant de la hantise de la mesure. Évaluer, c’est donner de la
valeur, ce n’est pas quantifier : il nous faut sortir de cette illusion
objectiviste de l’évaluation qui croit que noter c’est comme « peser »
un travail avec des unités de mesure parfaitement calibrées : évaluer
est une transaction pédagogique qui consiste à aider l’autre à se donner
des défis pour satisfaire à de plus hautes exigences…

En conclusion…

La modernité a peur de ses enfants. Ce n’est pas très nouveau…

En 1212, un jeune berger, Étienne, part des environs de Paris et
traverse la France entière en entraînant derrière lui deux cent mille
enfants à qui il a promis le paradis sur terre. Beaucoup de ces enfants
mourront dans la traversée des Alpes, victimes de la famine, du froid ou
mangés par les loups. Ceux qui resteront seront vendus comme esclaves en
arrivant à Gênes… Alors, à partir de 1212, la nouvelle se répand comme
une traînée de poudre : /« On nous a pris nos enfants ! »/ Et, un peu
partout, on raconte l’histoire du joueur de flûte, qui sera écrite,
beaucoup plus tard, par Hamelin. Bien sûr, même si c’est présent dans
l’histoire, on ne dit pas toujours clairement que, pour que le joueur de
flûte puisse s’emparer des enfants, il faut une faute des adultes. Une
trahison, un abandon. On ne nous vole nos enfants que parce que nous
avons manqué à notre parole.

La modernité a fait du joueur de flûte un industriel florissant qui
entraîne nos enfants dans la caverne de la brutalité et de l’obscénité
médiatiques. Mais, s’il peut ainsi nous voler nos enfants, c’est parce
que nous avons manqué à notre parole éducative. Nous avons
progressivement laissé notre société être régie par le principe de la
captation publicitaire et de la pulsion d’achat, par la sidération et le
tribalisme. Nous nous trouvons aujourd’hui dans la situation étrange de
ceux qui affirment la liberté absolue pour les marchands d’excitants et
veulent la répression la plus totale pour les excités. Nous courons
ainsi à notre perte. Le joueur de flûte du caprice mondialisé à des
moyens que n’avait pas Étienne ! Alors nous prenons peur et sommes
tentés de résoudre tous les problèmes par la contention : contention
médicale, contention hypnotique, contention judiciaire, contention
disciplinaire sous toutes ses formes…

Le pari de l’éducateur, c’est qu’on peut encore, aujourd’hui, tenter de
réagir, par l’éducation. Nous ne sommes pas condamnés à la contention.
Dans nos institutions, il y aura toujours des douaniers. Soyons fiers
d’être des passeurs. Et refusons de passer pour des contrebandiers… La
pédagogie nous en donne les moyens."


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22 novembre 2008

trop vrai..

J'aime beaucoup cette photo, pas vous???

photo_chat_miroir_lion

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15 novembre 2008

webcam à saint justin...

http://www.saint-justin.eu/webcam_jpeg.php

on y passe souvent ... lol!

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lettre d'un instiuteur

Lettre d'un instituteur à son inspecteur: je refuse d'obéir!", par A. Refalo (6/11/8).

         

Points de vue et débats

         

Information publiée le mardi 11 novembre 2008 par Marc Escola


Sur le blog http://resistancepedagogique.blog4ever.com/blog/

 

une série de réflexions et d'initiatives sur les vertus de la "désobéissance civile" des enseignants en ces temps de réforme, dont cette (vraie) lettre d'un instituteur de Haute Garonne à son inspecteur:

 

 

Colomiers, le 6 novembre 2008

Monsieur l'Inspecteur,


Je vous écris cette lettre car aujourd'hui, en conscience, je ne puis plus me taire ! En conscience, je refuse d'obéir.

Depuis un an, au nom des indispensables réformes, un processus négatif de déconstruction de l'Education Nationale s'est engagé qui désespère de plus en plus d'enseignants. Dans la plus grande précipitation, sans aucune concertation digne de ce nom, au mépris de l'opinion des enseignants qui sont pourtant les « experts » du quotidien sur le terrain, les annonces médiatiques de « réformes » de l'école se succèdent, suscitant tantôt de l'inquiétude, tantôt de la colère, et surtout beaucoup de désenchantement et de découragement. La méthode est détestable. Elle témoigne de beaucoup de mépris et d'arrogance vis-à-vis de ceux qui sont les premiers concernés. La qualité d'une réforme se juge autant par son contenu que par la façon dont est elle est préparée, expliquée et mise en oeuvre. L'Education Nationale n'est pas l'armée ! Il n'y a pas d'un côté ceux qui décident et d'un autre côté ceux qui exécutent ! L'honneur de notre métier est aussi de faire oeuvre de raison, de critique et de jugement.


Aujourd'hui, la coupe est pleine ! Le démantèlement pensé et organisé de l'Education Nationale n'est plus à démontrer tant les mesures décidées et imposées par ce gouvernement l'attestent au grand jour : des milliers de suppressions de postes qui aggravent une situation d'enseignement déjà difficile, la diminution du volume horaire hebdomadaire, la préférence accordée à la semaine de 4 jours, pourtant dénoncée par tous les chronobiologistes, l'alourdissement des programmes scolaires malgré une rhétorique qui prétend le contraire, la suppression des IUFM, la disparition annoncée des RASED alors qu'aucun bilan de leur action n'a été réalisé, la réaffectation dans les classes des enseignants travaillant pour les associations complémentaires de l'école, ce qui mettra à bas grand nombre de projets éducatifs dont l'utilité n'est plus à démontrer, la mise en place d'une agence chargée du remplacement avec l'utilisation de vacataires, la création des EPEP où les parents et les enseignants seront minoritaires dans le Conseil d'Administration, la dévalorisation du métier d'enseignant dans les écoles maternelles et les menaces qui pèsent sur celles-ci, la liste est longue des renoncements, des coupes franches et finalement des mauvais coups portés à notre système éducatif. Sans compter, ce qui m'est le plus insupportable, l'insistance à dénoncer le soit disant « pédagogisme », c'est-à-dire les mouvements pédagogiques qui, depuis des décennies, apportent des réponses innovantes, crédibles, raisonnables à l'échec scolaire.


Le démantèlement des fondements de l'Education Nationale est un processus que je ne peux accepter sans réagir. L'objet de ma lettre est de vous informer que je ne participerai pas à ce démantèlement. En conscience, je refuse de me prêter par ma collaboration active ou mon silence complice à la déconstruction d'un système, certes imparfait, mais qui a vocation à éduquer et instruire, à transmettre tout autant un « art de faire » qu'un « art de vivre », en donnant toutes ses chances à chaque élève, sans aucune distinction.

1. Les « nouveaux » programmes constituent une régression sans précédent. Ils tournent le dos à la pédagogie du projet qui permet aux élèves de s'impliquer dans les savoirs, de donner du sens à ce qu'ils font, de trouver des sources de motivation dans leur travail. Cette vision mécaniste et rétrograde des enseignements, qui privilégie l'apprentissage et la mémorisation, va certainement enfoncer les élèves en difficulté et accentuer l'échec scolaire. Ces programmes sont conçus pour pouvoir fournir des résultats « quantifiables, publiables et comparables » Or, « en éducation, tout n'est pas quantifiable, ni même évaluable en termes d'acquisitions immédiatement repérables ». (Philippe Meirieu). Nous sommes bien dans une logique d'entreprise et de libéralisation de l'école. Désormais, les enseignants seront évalués sur les progrès des acquis des élèves, c'est-à-dire sur la progression des résultats chiffrés. C'est notre liberté pédagogique qui est ainsi menacée. Dans la mesure où les programmes de 2002 n'ont fait l'objet d'aucune évaluation sérieuse et que d'autre part nous ne savons toujours pas qui a élaboré et rédigé les programmes 2008, d'ailleurs sans aucune concertation digne de ce nom, nous sommes en présence d'un déni de démocratie et de pédagogie. Pour toutes ces raisons, je considère que ces programmes sont totalement illégitimes. C'est pourquoi en conscience, j'ai décidé de ne pas les appliquer et de continuer à travailler dans l'esprit des programmes de 2002.

2. Tout particulièrement, je refuse de m'inscrire dans la logique d'une « Instruction morale et civique » aux relents passéistes. C'est une insulte faite aux enseignants et aux élèves de penser que l'inscription d'une règle de morale au tableau, apprise par coeur par les élèves, fera changer un tant soit peu leur comportement ! Aujourd'hui, plus que jamais nous avons besoin de mettre en place dans nos classes des dispositifs qui offrent aux élèves la possibilité de se connaître, de se rencontrer, d'échanger, de se respecter. Nous avons besoin d'une éducation au vivre ensemble, car si nous ne le faisons pas, qui le fera ? L'éducation citoyenne est l'un des piliers de l'école pour construire une société ouverte, démocratique et libérée de l'emprise de la violence. La priorité aujourd'hui est d'apprendre aux élèves à se respecter, à réguler positivement les inévitables conflits du quotidien par la parole, la coopération, la médiation. Aujourd'hui, comme hier, en conscience, j'ai fait le choix d'une éducation citoyenne qui permette aux élèves de découvrir leur potentiel créatif et émotionnel au service du mieux vivre ensemble.


3. La réduction du volume horaire de la semaine scolaire de 26h à 24h apporte des bouleversements tels dans l'organisation des écoles, qu'il faut aujourd'hui parler de désorganisation structurelle. Le dispositif d'aide personnalisée pour « les élèves en difficulté » n'est qu'un prétexte démagogique pour supprimer les RASED. Ce dispositif porte un coup fatal à la crédibilité du métier d'enseignant. En effet, de nombreuses expériences pédagogiques d'hier et d'aujourd'hui ont montré et montrent que la difficulté scolaire se traite avec efficacité avec l'ensemble du groupe-classe, dans des dynamiques de coopération, de tutorat, de travail différencié, d'ateliers de besoin, etc. Le dispositif actuel considère que la difficulté doit être traitée de façon « médicale », avec un remède individuel, en dehors de toute motivation et de tout projet de classe. C'est une grave erreur. Ce dispositif est une faute contre l'esprit et la pédagogie. Dès la rentrée, en conscience, je n'appliquerai pas ce dispositif d'aide personnalisée tel qu'il est actuellement organisé. Ces deux heures seront mises à profit pour mener à bien un projet théâtre avec tous les élèves de la classe, répartis en demi-groupe, le mardi et le vendredi de 15h30 à 16h30, ceci avec l'accord des parents.


4. Les stages de remise à niveau pendant les vacances scolaires à destination des élèves de CM1 et CM2 sont eux aussi des dispositifs scandaleux et démagogiques destinés à caresser l'opinion publique dans le sens du poil. Mis en place sous le motif populiste qu'il est anormal que seuls les riches peuvent se payer des heures de soutien scolaire (dixit notre ministre), ces stages dont certains ne seront pas animés par des enseignants, ne règleront en rien l'échec scolaire. Ils sont destinés à appâter les enseignants qui souhaitent effectuer des heures supplémentaires avec bonne conscience, alors que dans le même temps des milliers de postes sont supprimés, aggravant ainsi les conditions de travail dans les écoles. Parce que je respecte profondément les élèves qui ont des difficultés et leurs parents et que je suis persuadé que ce dispositif est néfaste, je continuerai à refuser de transmettre des listes d'élèves pour les stages de remise à niveau.


5. La loi sur le service minimum d'accueil dans les écoles les jours de grève n'est pas autre chose qu'une loi de remise en question des modalités d'application du droit de grève. Il est demandé aux enseignants de se déclarer gréviste 48h avant la grève afin que ce service minimum d'accueil puisse se mettre en place. Ce qui signifie clairement que les enseignants doivent collaborer à la remise en cause du droit de grève ! On ne saurait être plus cynique ! La commune de Colomiers ayant décidé de ne pas organiser ce service minimum d'accueil les jours de grève, il devient inutile de se déclarer 48h avant. En conscience, je ne me déclarerai pas gréviste à l'administration et j'informerai les parents trois jours avant de mon intention de faire grève.

Dans son dernier ouvrage, « Pédagogie : le devoir de résister », Philippe Meirieu écrit : « Nous avons le devoir de résister : résister, à notre échelle et partout où c'est possible, à tout ce qui humilie, assujettit et sépare. Pour transmettre ce qui grandit, libère et réunit. Notre liberté pédagogique, c'est celle de la pédagogie de la liberté. […] Nous n'avons rien à lâcher sur ces principes pédagogiques. Car ils ne relèvent pas de choix passagers de majorités politiques, mais bien de ce qui fonde, en deçà de toutes les circulaires et de toutes les réformes, le métier de professeur dans une société démocratique.
Et devant les errances de la modernité, le professeur n'a rien à rabattre de ses ambitions, bien au contraire… Face à la dictature de l'immédiateté, il doit travailler sur la temporalité. Quand, partout, on exalte la pulsion, il doit permettre l'émergence du désir. Contre les rapports de force institués, il doit promouvoir la recherche de la vérité et du bien commun. Pour contrecarrer la marchandisation de notre monde, il doit défendre le partage de la culture. Afin d'éviter la sélection par l'échec, il doit incarner l'exigence pour tous.
Personne ne prétend que la tâche est facile. Elle requiert détermination et inventivité. Echanges, solidarité et travail en équipe. Elle exige du courage. Et la force de nager à contre-courant. Il ne faut pas avoir peur de la marginalité. Car, plus que jamais et selon la belle formule de Jean-Luc Godard, « c'est la marge qui tient la page. » »

Si aujourd'hui je décide d'entrer en résistance et même en désobéissance, c'est par nécessité. Pour faire ce métier, il est important de le faire avec conviction et motivation. C'est parce que je ne pourrais plus concilier liberté pédagogique, plaisir d'enseigner et esprit de responsabilité qu'il est de mon devoir de refuser d'appliquer ces mesures que je dénonce. Je fais ce choix en pleine connaissance des risques que je prends, mais surtout dans l'espérance que cette résistance portera ces fruits. J'espère que, collectivement, nous empêcherons la mise en oeuvre de ces prétendues réformes. Cette action est une action constructive car dans le même temps il s'agit aussi de mettre en place des alternatives pédagogiques concrètes, raisonnables et efficaces.


Monsieur l'Inspecteur, vous l'avez compris, cette lettre n'est pas dirigée contre vous, ni votre fonction, mais je me dois de vous l'adresser et de la faire connaître. Le propre de l'esprit responsable est d'agir à visage découvert, sans faux-fuyant, en assumant les risques inhérents à cette action. C'est ce que je fais aujourd'hui.

Je vous prie de recevoir, Monsieur l'Inspecteur, l'assurance de mes sentiments déterminés et respectueux.

Alain REFALO
Professeur des écoles
Ecole Jules Ferry, Colomiers (31)

 
 

Lettre adressée à Mr l'Inspecteur de l'Education Nationale de la 17ème circonscription de la Haute-Garonne.

 
 

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Par la newsletter du blog, datée du 10 nov., on apprenait la suite donnée par l'inspection académique à ce courrier:

 

 

"La lettre "En conscience, je refuse d'obéir" d'Alain Refalo a agi comme un
déclic chez beaucoup d'enseignants. A ce jour, plus de 7 500 visiteurs
différents l'ont lu sur le blog, sans compter une vingtaine de sites qui l'ont
mise en ligne et la diffusion par mail. Des enseignants l'impriment, la
diffusent, l'affichent.

Aujourd'hui, à 17h, Alain Refalo a été convoqué par son Inspecteur de
circonscription qui l'a reçu, accompagné d'un représentant de l'Inspecteur
d'Académie. L'inspection Académique a reçu ordre du Ministère d'ouvrir une
enquête au sujet de cette affaire et de lui transmettre un rapport.

L'entretien a duré 1h30 durant lequel il lui a été demandé s'il confirmait le
contenu de la lettre. Alain Refalo a confirmé point par point les sujets sur
lequels il considérait son devoir de désobéir.

Les inspecteurs ont voulu connaître ses motivations. Alain Refalo a dit que
depuis des mois les enseignants n'étaient pas entendus, malgré les pétitions,
les grèves, les tribunes dans la presse. Il a affirmé avoir posé cet acte de
désobéissance en souhaitant que d'autres prennent le relais, que ce mouvement
s'amplifie afin de créer un débat public et un rapport de forces avec
l'administration.

Il est évident que ce qui embarrasse aujourd'hui le Ministère c'est la publicité
donnée à cette lettre, sa diffusion comme une trainée de poudre sur internet.

Une fois le rapport transmis à l'IA, Alain Refalo sera certainement convoqué
pour un nouvel entretien avec l'IA.

Aujourd'hui, il apparait important que cette initiative soit relayée par l'envoi
de nombreuses lettres individuelles ou/et collectives pour affirmer notre
détermination et rendre difficile la répression et les sanctions. Le blog
Résistance pédagogique pour l'avenir de l'école propose un modèle de lettre
modulable à envoyer à son inspecteur.

N'hésitez pas à nous en envoyer copie. Elles peuvent, si vous le souhaitez, être
publiées sur le blog. Plus l'affichage de la désobéissance sera massif, plus
nous serons nombreux à entrer dans cette démarche nouvelle et plus nous
parviendrons à créer un mouvement de résistance susceptible de peser dans
l'avenir."

Posté par seuleseulesseule à 20:09 - coup de coeur - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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